Le Dr Hans Jung, ancien médecin-chef des Forces canadiennes, reconnu pour ses services médicaux exceptionnels à l’armée et au Canada

Le 7 octobre 2020 | Auteur: Personnel du Collège royal
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Hans Jung, MD, a été nommé Associé honoraire du Collège royal en 2020 pour sa contribution à la transformation de la médecine militaire, en particulier dans le cadre de son rôle de médecin-chef des Forces canadiennes.

Le Dr Jung a immigré au Canada depuis la Corée du Sud à l’âge de 11 ans; il ne parlait ni français ni anglais. Il a obtenu son diplôme de médecine à l’Université de Toronto en 1984 et a exercé comme médecin militaire pendant 30 ans.

Parmi ses principales réalisations durant son service militaire, alors qu’il occupait les fonctions de directeur – Opérations des services de santé (2003 à 2005), le Dr Jung a dirigé la mise sur pied du soutien des services de santé pour toutes les missions humanitaires, de secours en cas de catastrophe, de développement et de combat, notamment en Bosnie‑Herzégovine, en Haïti, au Pakistan et en Afghanistan.

Le Dr Hans Jung (Crédit photo: Forces armées canadiennes)

Expansion du rôle d’adjoint au médecin

C’est grâce au Dr Jung que le rôle d’adjoint au médecin est apparu dans le paysage médical canadien. En vue d’atténuer la pénurie nationale de médecins, le Dr Jung a mené des efforts avec les universités, l’Association médicale canadienne et les ministères de la Santé provinciaux pour faire reconnaître les adjoints au médecin militaires en tant que professionnels de la santé et leur permettre d’obtenir un titre de compétence leur donnant droit à la pratique civile.

« C’est un rôle complémentaire, qui nous permet de tirer davantage profit des services fournis par les médecins », explique-t-il. Un certain nombre de provinces ont depuis adopté le modèle d’adjoint au médecin.

Médecin-chef des Forces canadiennes

Le Dr Jung a été nommé médecin-chef des Forces canadiennes en 2009; il est le premier et le seul membre d’une minorité visible à avoir occupé ce poste dans l’histoire militaire canadienne. Au moment de sa nomination, on notait des préoccupations croissantes chez le public et les parlementaires concernant la santé et le bien-être des militaires, en particulier ceux revenant d’une mission en Afghanistan.

« Dans mon discours d’acceptation, je me suis engagé à rétablir la crédibilité institutionnelle des services médicaux dans les Forces canadiennes, dit-il. J’y suis parvenu en trois ans. Lorsque j’ai quitté les Forces, on ne remettait plus en question la qualité des soins de santé militaires. En fait, nous avons même servi de modèle de prestation de soins, notamment en matière de santé mentale, à d’autres pays… Nous avons été en mesure de démontrer que nous fournissions probablement les meilleurs soins de santé mentale au Canada. Je pense que c’est ce que je suis le plus fier d’avoir accompli dans ce rôle. »

Le Dr Jung a élaboré et mis en œuvre la Stratégie de recherche en santé du Médecin-chef des Forces canadiennes afin de mieux intégrer la recherche en santé militaire dans l’ensemble du gouvernement, des universités et des organisations cliniques. Il a, entre autres, joué un rôle de premier plan dans la création de l’Institut canadien de recherche sur la santé des militaires et des vétérans (ICRSMV), un consortium qui regroupe maintenant plus de 45 universités et dont la mission est d’harmoniser, de produire et d’appuyer la recherche sur la santé du personnel militaire actif et retraité et de leurs proches.

Dr Hans Jung à Whitehorse, Yukon, en 2010 (Crédit photo: Forces armées canadiennes)

Toujours au service des vétérans

Après avoir gravi les échelons de l’armée canadienne et pris sa retraite en tant que médecin-chef, le Dr Jung a décidé de reprendre son rôle de clinicien, qu’il avait exercé en début de carrière. Il sert maintenant les militaires retraités au centre de santé pour vétérans qu’il a fondé à la clinique de médecine familiale St-Joseph, à Ottawa.

« Je voulais retourner à mes racines, là où j’ai commencé, et pratiquer la médecine. Je m’occupais de militaires depuis 31 ans, donc je me suis dit que je pourrais continuer de le faire, mais d’une autre façon. J’ai décidé que j’offrirais des soins à des membres retraités comme moi, précise-t-il. Beaucoup d’entre eux sont brisés physiquement et mentalement. »

« Quand les vétérans viennent me voir, ils savent que j’ai servi dans l’armée, dit-il. Il y a certains termes, certaines expériences que nous partageons… Il y a un sentiment de camaraderie. C’est très réconfortant pour eux ».

En savoir plus sur le titre d’Associé honoraire du Collège royal.


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