La collaboration internationale à l’appui de la FMPD et de la lutte contre l’épuisement professionnel du personnel clinicien

Le 19 septembre 2023 | Auteur : Personnel du Collège royal
Lecture de 5 min

Nous avons le plaisir d’annoncer les lauréats du Prix M. Andrew Padmos de la collaboration internationale du Collège royal de cette année. Leur leadership remarquable, notamment, a contribué à la formation médicale postdoctorale (FMPD), la formation des résident·es et les initiatives en ressources humaines de la santé dans le monde entier.

Pour apprendre ce qui les inspire et découvrir leurs approches, lisez leur histoire ci-dessous et joignez votre voix à la nôtre pour les féliciter en laissant un commentaire!

Voici les lauréats de 2023


Inspiré par ses racines, un médecin consacre sa carrière à la santé mondiale

« J’avais besoin de redonner aux communautés d’où je viens », explique Ally Prebtani, MD, FRCPC, d’origine ougandaise, qui parle de son parcours en santé mondiale. « Je crois que cette notion me vient en grande partie de ma famille et de ma collectivité, où l’on considère important de redonner. »

Dr Ally Prebtani (photo soumise)

Le Prix M. Andrew Padmos de la collaboration internationale du Collège royal de 2023 est décerné à cet interniste, endocrinologue et professeur de médecine de l’Université McMaster. Les innombrables activités bénévoles du Dr Prebtani et le programme de santé mondiale en médecine interne qu’il a fondé à l’Université McMaster, en collaboration avec l’Université Makerere, en Ouganda, contribuent énormément à la santé mondiale. Au cours des deux dernières décennies, ses équipes et lui-même ont mis sur pied des programmes d’échange, recueilli des fonds pour appuyer la formation des résident·es à l’échelle locale et créé des cours virtuels pratiques et théoriques qui se sont avérés utiles pendant la pandémie.

« Notre mission consiste à renforcer les capacités en fonction des besoins et des ressources disponibles, dans le respect de la culture, et de nous assurer que tous nos travaux sont durables. Le concept de la formation du personnel formateur est l’une des façons d’y parvenir », explique-t-il.

Leur mission a également été le fer de lance d’initiatives de formation et d’enseignement en médecine interne et dans ses surspécialités, ainsi que dans d’autres domaines comme la médecine d’urgence, la pédiatrie, la chirurgie générale, la radiologie et la santé mentale.

« Les retombées ont été très positives; espérons qu’elles continueront de l’être », ajoute le Dr Prebtani.

La collaboration est essentielle

Devant une fonction ou un projet, le Dr Prebtani recourt invariablement à cette recette gagnante : collaborer avec des équipes dévouées, passionnées et animées des mêmes convictions.

Il nous donne un exemple récent de collaboration avec une équipe de médecins, de scientifiques, d’ingénieur·es et de membres du personnel de l’Université McMaster. L’objectif était d’expédier en Ouganda de l’équipement de protection individuelle d’une valeur de près d’un million de dollars afin de lutter contre la pandémie.

Il collabore également avec les Services de santé Aga Khan dans le cadre d’initiatives de renforcement des capacités en Ouganda et dans d’autres pays comme l’Afghanistan, le Kenya, la Syrie, le Tadjikistan et la Tanzanie. Actuellement, il travaille avec ses collègues à faire ajouter l’anglais comme langue optionnelle dans les programmes de formation en Afghanistan et en Syrie.

La passion de redonner

« J’ai beaucoup de soutien, rien n’est fait en vase clos, » confie le Dr Prebtani, exprimant sa gratitude au passage.

« Les personnes qui m’appuient – c’est-à-dire mes collègues au Canada ou à l’étranger, mon réseau amical et, bien sûr, mon extraordinaire famille – partagent très souvent ma passion de redonner sans attendre quoi que ce soit en retour. »

Au sujet du prix qui lui a été attribué, il précise n’être qu’un ambassadeur : « Je représente les gens avec qui je travaille. Beaucoup méritent cet honneur, et je me considère privilégié d’avoir pu travailler avec eux. »

« Selon moi, ce prix signifie que nous pouvons changer les choses. Lorsque la passion nous anime, tout est possible. »

Il nous laisse sur un proverbe populaire du Dalaï-Lama : « Si vous avez l’impression d’être trop petit pour changer quelque chose, vous n’avez pas passé la nuit avec un moustique. »


Un chirurgien aide à sensibiliser les gens et à lutter contre l’épuisement professionnel du personnel clinicien

« J’espère que grâce à la collaboration, nous pourrons mettre en lumière l’importance de lutter contre l’épuisement professionnel des médecins, » affirme Barry Rubin, MD, FRCSC, qui a contribué à la création d’un plan national avec la National Academy of Medicine (NAM) aux États-Unis.

Dr Barry Rubin (photo soumise)

Directeur médical du Peter Munk Cardiac Centre et chercheur au Réseau universitaire de santé de Toronto, le chirurgien vasculaire a reçu le Prix M. Andrew Padmos de la collaboration internationale 2023 du Collège royal pour son dévouement, son leadership et son engagement indéfectible dans la lutte contre l’épuisement en santé à l’échelle mondiale.

Il s’inspire d’une question fondamentale : si tant de médecins, de professionnel·les de la santé et de membres du personnel qui les appuient sont épuisé·es, qui sera là pour prendre soin de notre population croissante et vieillissante?

« L’épuisement professionnel des médecins a d’énormes conséquences pour la société, explique‑t‑il. J’espère que la collaboration au chapitre de la sensibilisation et de la lutte contre l’épuisement des médecins améliorera la compréhension de l’importance de cet enjeu et contribuera à l’élaboration d’une stratégie nationale pour réduire l’épuisement du personnel clinicien au Canada. »

Une rencontre à l’origine de travaux importants

Le tout a commencé lorsque Victor Dzau, MD, président de la NAM et président du conseil consultatif scientifique de Peter Munk, a annoncé la création de l’Action Collaborative on Clinician Well-Being and Resilience de la NAM. « C’est grâce au Dr Dzau que je me suis intéressé à l’épuisement professionnel du personnel clinicien et à l’incidence sur les patient·es, les médecins et les systèmes de soins de santé, » confie le Dr Rubin.

Son intérêt pour le sujet et ses liens avec le Dr Dzau sont à l’origine d’un rôle de contribution au réseau de collaboration Clinician Well-Being de la NAM, qui regroupe plus de 200 organisations déterminées à renverser les tendances en matière d’épuisement professionnel du personnel clinicien.

Le réseau a contribué au mouvement en rédigeant le National Plan for Health Workforce Well-Being de la NAM, publié en octobre 2022. Ce plan national américain pour le bien-être des effectifs en santé s’appuie sur six années de recherche au cours desquelles le Dr Rubin, seul Canadien dans l’équipe, a contribué à la création de ce plan.

Dans le cadre de ses activités bénévoles, il a notamment créé un recueil de ressources clés pour améliorer le bien-être du personnel clinicien, qui présentait 80 stratégies pour réduire l’épuisement dans la profession. Pendant plus d’un an, le Dr Rubin a coprésidé une équipe de 25 personnes qui a mené à la publication du plan.

Une expérience irréelle

Avec du recul, le Dr Rubin n’aurait jamais pensé que son travail avec la NAM l’amènerait à participer à des initiatives de changement systémique à l’échelle nationale.

« Aider le personnel clinicien à cultiver une qualité de vie et une raison d’être afin de mener une longue carrière couronnée de succès est un travail d’une grande importance, ajoute-t-il. C’est un privilège de collaborer avec la NAM et les collègues. Parfois, j’ai l’impression de rêver : ‟Comment est-ce arrivé?” ».

Le travail du Dr Rubin auprès de la NAM contribue également à des initiatives similaires au Canada et à l’étranger. « Ces travaux nous aideront à mettre en contexte les mesures que nous prenons contre l’épuisement professionnel au Canada et dans d’autres pays, » explique-t-il.

De concert avec Collège royal International, le Dr Rubin a aussi sensibilisé des auditoires à l’importance de s’attaquer à l’épuisement du personnel clinicien lors de conférences virtuelles tenues en Australie, en Nouvelle‑Zélande et en Afrique du Sud.


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