Des blogues aux jeux de société, la Dre Teresa Chan optimise le partage des connaissances

Le 3 septembre 2021 | Auteur : Personnel du Collège royal
Lecture de 3 minutes

La Dre Teresa Chan est la lauréate du Prix du leadership pour les médecins en début de carrière et développement professionnel continu 2021 du Collège royal

Urgentologue depuis huit ans, Teresa Chan, MD, FRCPC, MHPE, DRCPSC, fait déjà figure de pionnière dans le milieu de la formation médicale à l’échelle du pays et utilise d’emblée de nouveaux outils et techniques, y compris hors du cadre traditionnel, comme les médias sociaux et le jeu, pour diffuser de l’information à un vaste auditoire.

Professeure associée à l’Université McMaster, elle a été doyenne adjointe du Programme de perfectionnement du corps professoral, de septembre 2019 jusqu’à récemment, où elle est devenue doyenne associée au développement professionnel continu à la Faculté des sciences de la santé.

En raison de son sens de l’innovation et de son rayonnement en formation médicale, elle est la lauréate du Prix du leadership pour les médecins en début de carrière 2021 du Collège royal.

Dre Teresa Chan (photo soumise)

Cofondatrice d’un blogue bien connu

Depuis longtemps, l’accès des urgentologues à l’information la plus pertinente demeure difficile. Consciente de ce problème, la Dre Chan a contribué à le résoudre en 2016 en créant le blogue CanadiEM, destiné à une communauté virtuelle d’urgentologues canadiens, qui présente des techniques éducatives innovantes, comme des billets de blogue, des balados, des infographies, etc.

« Mon désir de joindre et d’harmoniser nos forces m’en a donné l’idée, confie-t-elle. Des rédacteurs médicaux de grand talent publiaient de nouveaux articles de leur propre initiative, mais peinaient à tenir à jour leurs sites Web. »

La Dre Chan faisait partie d’un petit groupe de médecins chercheurs ayant déjà rédigé et tenu divers blogues. « Nous voulions trouver des façons novatrices de canaliser ces efforts bénévoles et créer une plateforme nationale propice à la formation et au développement collectifs. »

CanadiEM a attiré une communauté de praticiens. « Le niveau de participation est satisfaisant et diversifié, souligne la Dre Chan. Des résidents enseignent parfois à des étudiants en médecine à utiliser la plateforme. L’entraide est à l’honneur. »

« C’est une ressource de formation médicale à laquelle on peut avoir pleinement accès et c’est amusant de la voir se développer. CanadiEM compte maintenant plus de 100 rédacteurs, plus de 115 000 visiteurs par mois; depuis son lancement, plus de 1,7 million de personnes l’ont consulté. »

Le « jeu sérieux », un outil de formation

La Dre Chan a aussi recours au « jeu sérieux » à des fins de formation médicale.

Consciente de la pression exercée sur le système de santé chaque jour à l’urgence et de la lourdeur de la charge de travail pour l’équipe, elle en a fait le sujet de sa thèse de maîtrise et de plusieurs articles publiés. Se demandant comment prendre soin de plusieurs patients, un à la fois, elle a décidé de collaborer avec un collègue qui, comme elle, raffole des jeux de société.

« Nous avons créé un jeu de société pour apprendre à optimiser le débit de patients à l’urgence », précise-t-elle.

Les exercices de simulation du jeu, appelé GridlockED, aident les équipes de l’urgence à se préparer chaque jour. Plus de 500 copies ont été vendues et plusieurs articles ont été publiés à son sujet.

Les Drs Alim Pardhan et Teresa Chan, cocréateurs du jeu GridlockED, jouent avec des collègues du personnel infirmier (photo soumise)

Des gains d’efficience réalisés grâce au mentorat

Le blogue et le jeu de société témoignent de l’engagement de la Dre Chan à partager ses connaissances et ses talents de mentore.

Selon l’équipe de rédaction de CanadiEM, « elle a consacré d’innombrables heures à encadrer plus de 70 stagiaires et les a outillés pour que leurs idées deviennent des projets universitaires fructueux. Il est facile de communiquer avec elle par courriel ou message texte; elle a aussi le don d’offrir des conseils judicieux et peut faire valoir un point de vue différent. »

« Le mentorat est d’une importance telle qu’il fait partie de notre rôle; il fait vraiment partie de moi », ajoute-t-elle.

Or, avec son horaire très chargé, elle doit aussi être une mentore efficace. Cela signifie parfois former un groupe où chaque personne en encadre une autre. Elle se joint aussi à des collègues enseignants lors d’un laboratoire hebdomadaire où les stagiaires peuvent poser des questions.

Rédactrice en chef de revues, une autre activité de mentorat

En plus de rédiger de nombreux articles, la Dre Chan fait partie de l’équipe de rédaction de plusieurs revues, dont celle de la prestigieuse revue Academic Medicine.

« Pour moi, les revues découlent naturellement du mentorat », affirme-t-elle. En tant que réviseure, elle essaie d’aider les auteurs à « trouver la perle dans leur article », leur proposant des façons de l’améliorer et de le faire publier.

Elle s’est dite « flattée et honorée » de recevoir le prix pour les médecins en début de carrière du Collège royal, et aussi très surprise qu’on ait proposé sa candidature sans qu’elle le sache.

« C’est la première fois qu’on agit à mon insu. Avis à mes collègues, je compte faire le même coup! »


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