Série de profils des pionniers de La CPC

 Conseils du Dr Noone sur La compétence par conception

LANCEMENT : 2018

Dr Damien Noone


Directeur de programme | Université de Toronto


Discipline :
Néphrologie de pédiatrie

Ressource préférée sur le perfectionnement du corps professoral :
site Web du Collège royal



Quelles grandes leçons avez-vous tirées durant la mise en œuvre de la CPC?

Les dissidents peuvent devenir de grands alliés. J’ai constaté que ceux qui redoutaient le plus la transition vers la CPC se sont montrés très actifs et efficaces en adoptant ce nouveau modèle. J’ai compris aussi que l’information ne doit être transmise qu’en cas de nécessité absolue. Il y a beaucoup à apprendre et il est inutile de fournir trop d’information. Tout le monde n’a pas besoin de tout savoir!


Quel a été votre plus grand défi lors de la mise en œuvre de la CPC?

Au début, de nombreux enseignants pensaient qu’il revenait aux résidents de veiller à ce que les évaluations soient effectuées. J’ai dû insister sur le fait qu’il s’agit d’un effort de collaboration et que la relation de pouvoir entre les enseignants et les résidents pouvait être un obstacle majeur. Les enseignants comprennent maintenant que les deux parties doivent faire preuve d’ouverture.


Quels conseils donneriez-vous à d’autres directeurs de programme?

Ne compliquez pas les choses. Les médecins ont tendance à les rendre beaucoup trop compliquées. Si vous devez concevoir une évaluation, choisissez les données dont vous avez vraiment besoin. Ne vous attardez pas à consigner tous les détails, l’heure, l’âge du patient ou le sexe, sinon, votre tableur sera surchargé. Assistez aussi à chaque atelier et joignez-vous à chaque comité vous permettant d’en apprendre davantage au sujet de la CPC. Être à l’avant-garde de cette transition est un grand privilège, et nous devrions y participer sans réserve.


Quelle stratégie avez-vous adoptée pour mobiliser vos enseignants et gérer leurs attentes?

Nous avons trouvé des personnes qui pouvaient s’intéresser à certains éléments de la CPC, comme le coaching et la rétroaction. Nous donnons un aspect ludique aux éléments de la CPC, p. ex., en créant des tableaux de résultats pour les APC. J’intègre aussi des liens vers les formulaires d’évaluation des programmes de la CPC dans les téléphones des enseignants pour leur faciliter la tâche, en leur permettant de les remplir où qu’ils soient. Il importe de fournir beaucoup d’information et de ne pas compliquer les choses.


D’après vous, quels avantages la CPC procurera-t-elle à votre programme?

En tant que directeur de programme, j’y vois des avantages personnels, parce que la CPC est une initiative nouvelle et stimulante, qui donne l’occasion de prendre part à une transition importante en médecine. La formation offerte par notre programme est plus efficace, et les apprenants l’apprécient davantage. Nous avons constaté que lors des évaluations, les commentaires des résidents sont plus favorables lorsque les stages sont adaptés à la CPC.


Quels outils utilisez-vous pour mobiliser les enseignants?

J’utilise tout ce que je trouve sur la CPC sur le site Web du Collège royal et sur l’approche par compétences/la CPC sur les pages Web de l’Université de Toronto. J’effectue également des captures d’écran vidéo sur différents sujets, p. ex., comment remplir une évaluation. Je transmets l’information à partir de liens créés pour faciliter l’accès à partir d’un téléphone.


Quelle est votre plus grande source de fierté dans votre cheminement vers la CPC?

Je suis surtout fier d’avoir pris la responsabilité d’offrir de la formation sur le coaching et la rétroaction aux enseignants. Je suis passé de mon travail relativement isolé en néphrologie pédiatrique à une collaboration plus marquée à l’hôpital et à l’université, et au niveau national. Je suis fier de participer à quelque chose de nouveau et de stimulant.