Série de profils des pionniers de La CPC

 Conseils de la Dre Raymer sur La compétence par conception

LANCEMENT : 2017

Dre Karen Raymer


Ancienne directrice de programme | Université McMaster


Discipline :
Anesthésiologie

Ressource préférée sur le perfectionnement du corps professoral :
TED Talk (en anglais seulement)



Quelles grandes leçons avez-vous tirées durant la mise en œuvre de la CPC?

Instaurer un nouveau programme et maintenir en même temps le système existant s’avère exigeant. Il faut créer une équipe compétente, déléguer des tâches et, avant tout, s’assurer que les changements au programme d’études améliorent l’expérience des apprenants.


Quel a été votre plus grand défi lors de la mise en œuvre de la CPC?

Gérer les données. Recueillir et consigner les données dans notre système ne pose aucun problème, mais il est difficile de comprendre comment les utiliser de manière utile. Nous n’avons aucun point de référence pour déterminer combien de tentatives seront requises pour qu’un résident réussisse une APC en particulier; actuellement, nous pouvons seulement comparer les résidents d’une cohorte. Représenter visuellement dans un tableau de bord le nombre de résidents et de cohortes permettra de comprendre le cheminement prévu.


Quels conseils donneriez-vous à d’autres responsables de la mise en œuvre de la CPC?

Veillez à ce qu’une bonne aide vous soit fournie et rappelez-vous que vous formez une équipe d’experts qui, depuis nombre d’années, se consacrent à l’enseignement et à l’évaluation des résidents. Utilisez cette expérience collective pour prendre des décisions éclairées au sujet de la mise en œuvre.


Quelle stratégie avez-vous adoptée pour mobiliser vos enseignants et gérer leurs attentes?

Concevoir et concrétiser une étape à la fois plutôt que tenter de concevoir tout le programme d’un seul coup. Nous y allons de façon progressive; nous pouvons donc réagir et nous ajuster. Par exemple, lors de l’élaboration des APC pour les stages, nous devions déterminer si notre approche devait être minimaliste ou plus inclusive, afin d’optimiser les possibilités d’apprentissage pour les résidents. La rétroaction obtenue nous a fait comprendre qu’une longue liste d’APC décourage ces derniers. L’approche itérative nous permet de tirer des leçons et d’éviter de refaire le travail.


D’après vous, quels avantages la CPC procurera-t-elle à votre programme?

En fait, j’en vois deux. Le premier est que nous pouvons nous assurer que les aspects importants de notre spécialité sont bel et bien intégrés à la formation et à l’évaluation des résidents. Dans le système que nous délaissons, nous souhaitons que le résident puisse acquérir l’expérience clinique et les compétences requises au fil du temps. Grâce à la CPC, nous déterminons ces compétences et veillons à ce qu’elles soient enseignées et évaluées. Le deuxième est que la CPC peut favoriser l’obtention par les résidents d’une rétroaction plus utile et plus ciblée. La « nature humaine » étant ce qu’elle est, il importe de montrer aux enseignants comment fournir une rétroaction et aux apprenants comment la recevoir.


Quels outils utilisez-vous pour mobiliser les enseignants?

Assurez le perfectionnement de votre corps professoral local, mais simplifiez-lui la tâche autant que possible. Demandez aussi au directeur de département de bien rémunérer l’équipe de la CPC, et remerciez-la du temps et de l’énergie qu’elle consacre à cette initiative.


Quelle est votre plus grande source de fierté dans votre cheminement vers la CPC?

Je suis très fière de notre équipe, débordante de créativité et de souplesse, qui a su intégrer la CPC pour améliorer réellement la qualité de notre programme de résidence au lieu d’apporter tout bonnement un changement qui nous a été imposé.