Conseils de la Dre Basi sur La compétence par conception

LANCEMENT : 2018

Dre Sanraj K. Basi


Directrice du programme | Université de l’Alberta


Discipline :
Oncologie médicale

Ressource préférée sur le perfectionnement du corps professoral :
site Web du Collège royal sur la CPC



Quelles grandes leçons avez-vous tirées durant la mise en œuvre de la CPC?

Il faut commencer dès que possible à intégrer les APC au programme d’études afin que les enseignants et les résidents aient le temps de se familiariser avec les nouvelles méthodes de rétroaction. Encouragez les médecins à temps plein à fournir des commentaires sur les bons coups des résidents, et non seulement sur leurs faiblesses.


Quel a été votre plus grand défi lors de la mise en œuvre de la CPC?

Aider les enseignants à comprendre l’échelle de confiance O-SCORE. Par exemple, certains se demandaient comment ils pouvaient accorder une note de 5, qui signifie « Je n’avais pas besoin d’être présent ». Ils n’ont tout simplement pas l’habitude de dire qu’ils n’ont pas besoin d’être présent. Il a donc fallu se concentrer sur l’interprétation.


Quels conseils donneriez-vous à d’autres directeurs de programme?

J’ai consacré beaucoup de temps au développement des résidents, et cela m’a été fort utile. J’ai passé une journée entière à encourager les résidents à utiliser la CPC – pour qu’ils sachent, par exemple, comment choisir l’APC à maîtriser dans une situation clinique donnée. Les médecins à temps plein demandent souvent aux résidents de leur préciser les étapes d’un processus; les résidents doivent donc y être préparés.


Quelle stratégie avez-vous adoptée pour mobiliser vos enseignants et gérer leurs attentes?

J’ai commencé par demander l’aide des enseignants qui manifestent un grand intérêt pour la formation des résidents. J’ai aussi présenté la CPC à des réunions de résidents et des conférences en milieu hospitalier. Je présente encore des mises à jour chaque mois aux réunions départementales et je fais le suivi de nos progrès à intervalles réguliers. J’écoute toujours les autres durant les réunions et je souligne les contributions des enseignants afin de maintenir leur intérêt.


D’après vous, quels avantages la CPC procurera-t-elle à votre programme?

La CPC suscite beaucoup de discussions entre les enseignants et les résidents; il faut donc maintenir un climat de collégialité entre les apprenants et les médecins à temps plein. Selon moi, les futurs diplômés auront davantage confiance en leurs compétences. En bout de ligne, ils feront de meilleurs apprenants, ils assumeront la responsabilité de leur apprentissage et ils seront plus enclins à l’autoréflexion. Ils deviendront ainsi de meilleurs médecins.


Quels outils utilisez-vous pour mobiliser les enseignants?

J’ai prévu des séances individuelles avec les membres du corps professoral afin de leur présenter une introduction à la CPC, notamment les points saillants de la transition, les répercussions sur leur rôle et les avantages qu’ils peuvent en tirer. Ils ont ainsi eu l’occasion de donner leur opinion. Je récompense également les enseignants qui s’investissent davantage en leur attribuant un résident qui en est à l’étape de transition vers la pratique.


Quelle est votre plus grande source de fierté dans votre cheminement vers la CPC?

Je suis fière de notre comité de spécialité national et de notre belle collaboration pour développer le nouveau programme d’études et les APC. Ce travail préparatoire m’a fourni des données utiles pour mon programme et je n’ai donc eu aucune difficulté à mobiliser les enseignants au moment de mettre en œuvre la CPC.